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Le numérique fait sa rentrée des classes !

Le numérique fait sa rentrée des classes !

Backstory

Sur fond de réforme des rythmes scolaires, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la place du numérique à l’école. Le numérique est la suite logique du mouvement commencé par l’entrée de l’informatique (TICE) et a pour mission l’optimisation de l’apprentissage. Les espaces numériques de travail (ENT) se généralisent : cahiers de textes, manuels, tablettes et jeux. De nouvelles méthodes de travail jusque là inédites apparaissent. Inscrire l’école dans l’ère numérique devient un impératif pédagogique et un projet de société. Quels en sont les enjeux ?

 

En juin dernier, le ministre Vincent Peillon annonçait que l’école devait se saisir du changement des supports de savoirs sans pour autant tomber dans une « illusion techniciste » : il s’agit en effet de bien construire ces savoirs et de réfléchir aux usages au sein de l’école. Autrefois seul dépositaire du savoir, l’enseignant d’aujourd’hui a à sa disposition une multitude de sources et une ouverture sur le monde. Lire l’information, la sélectionner, l’organiser, la comprendre et la transmettre reste le cœur du métier. Utiliser des pédagogies plus actives, plus coopératives et d’autres modes d’évaluation : là est l’enjeu. Il ne s’agit en rien de remplacer les enseignants par les tablettes car la connaissance n’est pas l’information immédiate. La connaissance suppose le temps, la promenade, l’expérience, la confrontation, la discussion, la réflexion et la construction. Et si l’on admet volontiers ces pré-requis, alors on peut supposer que l’apprenant actif et participant à la construction de ses savoirs saura en tirer tous les avantages.

 

L’ordinateur et le manuel dans tout ça ?

L’un n’est pas le substitut de l’autre. Ces deux lectures mobilisent des compétences différentes et complémentaires. Personne n’a arrêté de parler en apprenant à écrire, personne n’a arrêté d’écrire après l’imprimerie. On peut partir d’un livre, faire un tour complémentaire sur le Net, et revenir au livre. Et l’école a pour mission de lutter contre la fracture de l’écrit. Elle a aussi à apporter à certains ce qu’ils ne peuvent avoir chez eux, en outils et en usages.

 

Ainsi, les dispositifs mis en place pour cette rentrée sont nombreux :


Dès la rentrée 2013,  l’École entre dans l’ère… par EducationFrance

 

Soulignons également deux initiatives venues de l’étranger :

–       La première de l’organisation américaine Khan Academy qui décline sa plateforme en français via Bibliothèques sans frontières et qui s’appuie sur la pédagogie inversée, c’est-à-dire « faire travailler les leçons, la théorie, aux élèves à la maison, et faire les « devoirs », c’est-à-dire l’application de la théorie, en classe ». Ainsi plus de 250 vidéos de mathématiques niveau élémentaire et collège sont mises à disposition sous licence Creatives Commons (http://www.bibliosansfrontieres.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=282:bibliotheques-sans-frontieres-et-la-khan-academy&Itemid=367)

–       La seconde de l’agence de design international Frog Design qui a lancé en 2012 un service en ligne destiné aux enseignants afin de leur permettre de mieux intégrer les outils numériques dans leur méthodologie.

 

Transmettre des savoirs à des enfants qui évoluent dans une société irriguée par le numérique et donner à chacun les clés pour réussir dans sa vie personnelle, sociale et professionnelle future nécessitent en effet de repenser en profondeur notre manière d’apprendre et de transmettre ainsi que le contenu des enseignements. L’intérêt éducatif du numérique dépasse le cadre scolaire. Il s’agit aussi  d’utiliser ces technologies de manière raisonnée pour créer, co-construire des savoirs, partager des productions et communiquer, et de donner à chacun le goût d’apprendre. Il s’agit d’inventer un nouveau langage qui convienne à tous, d’enrichir la sphère des connaissances et enfin et surtout de faire du lien avec la vraie vie. Voilà pourquoi cette thématique nous importe autant chez Backstory,  à la fois en tant que créateurs de contenus et comme concepteurs de services digitaux placés en première ligne de ces problématiques.